11.05.2008
Expressions françaises illustrées
Avoir le cœur sur la main, marcher sur des oeufs...
Comment mettre en image ces expressions très familières
Chats perchés au clair de lune
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01.02.2008
docteur HamiltonNaki
Docteur Hamilton NAKI, ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose. Et pourtant… La vie de cet homme exceptionnel mériterait d’être connue de tout Africain. En effet on pourrait sous-titrer sa biographie : « C’est l’histoire d’un jardinier sud-africain devenu un des plus grands chirurgiens cardiaques au monde, un pionnier de la greffe du cœur. ». Rien que cela !
Le docteur Hamilton NAKI
Le 29 mai 2005, pendant que le monde médiatique avait décidé d’analyser et d’analyser à nouveau, de commenter et de faire des projections dans le futur après le « NON » infligé au Traité constitutionnel européen par les Français, un homme au destin extraordinaire s’éteignait dans l’indifférence du monde occidental. Le docteur Hamilton NAKI nous quittait, à l’âge 78 ans.
Né dans le village de Ngcangane dans le Cap Oriental, en Afrique du Sud, le petit Hamilton quitta très tôt l’école, ses parents n’ayant plus les moyens de l’y maintenir. Déterminé à aider sa famille, et ne voulant pas rester dans le désoeuvrement, il décida quelques temps plus tard de se rendre dans la ville du Cap pour y trouver du travail. Malgré les difficultés financières, malgré la ségrégation raciale institutionnalisée qu’était l’Apartheid. Il partit quand même. En auto stop ! L’apartheid ne laissant pas beaucoup de possibilités de travail à un jeune Noir dans sa situation, il finit par décrocher un job de jardinier à l’Université médicale de Cape Town. Il était chargé de tondre la pelouse et de s’occuper de la surface des courts de tennis. C’est là que sa vie allait basculer, mais il ne le savait pas encore.
Sa chance est venue du chef du laboratoire de recherches animales de l’Université : monsieur Robert GROETZ. Celui-ci lors de la dissection d’une girafe, demanda l’aide du jardinier pour maintenir l’animal pendant l’opération. Ne se contentant pas de maintenir l’animal, il participa activement aux différentes phases de la dissection. C’était le début d’un apprentissage du prélèvement d’organes animaux. Très vite, sa dextérité le fit participer de plus en plus fréquemment à ce genre d’opération. Le jeune Hamilton, qui n’a jamais appris formellement les techniques opératoires puisqu’il n’a jamais été étudiant en médecine, en savait maintenant presque autant que les spécialistes de la chirurgie animale. Selon sa propre expression, il apprenait en volant avec ses yeux ! Il était devenu réputé pour ses qualités… manuelles. Officiellement, il était toujours le jardinier attitré es pelouses et courts de tennis. En période d’Apartheid, c’était un bon job pour un Noir. Mais cette réputation ne tarda pas à arriver aux oreilles de quelqu’un qui allait changer sa vie.
En effet, un jeune chirurgien qui allait devenir mondialement connu l’appela à ses côtés : le docteur Christiaan Neethling BARNARD. Il fera partie de l’équipe de greffe du médecin. Il travaillera désormais à la chirurgie cardiaque humaine ! C’est ainsi qu’il participa activement à la première mondiale qu’a été la greffe du cœur réalisée avec succès à l’hôpital du Cap le 3 décembre 1967 par le docteur BARNARD sur un homme de 56 ans. Pendant que le médecin sud-africain devenait une superstar planétaire et donnait interview sur interview, monsieur NAKI retournait dans son anonymat. Personne ne remarqua sa présence discrète, en arrière plan de l’une des photos de l’équipe médicale de celui qui allait devenir le célébrissime professeur BERNARD, pionnier de la greffe du cœur humain. Personne ne savait que c’est monsieur Hamilton NAKI qui avait prélevé sur une jeune femme, morte des suites d’un accident de la circulation, le cœur qui allait être greffé ce 3 décembre 1967 sur un malade du cœur : monsieur Louis WASHKANSKY. Et personne ne sut non plus que ce sont ses mains noires qui ont aidé à transplanter le cœur de la donneuse !

Le professeur Christiaan BARNARD
Que la Terre d’Afrique du Sud lui soit légère. Puisse-t-il nous inspirer.
pris sur
JDS, Journal de
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13.12.2007
la nuit avant noël
(publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823.)
C'était la nuit
avant Noël,
dans la
maison
tout était
calme.
Pas un bruit,
pas un cri,
pas même
une souris!
Les
chaussettes
biensages
pendues
à la
cheminée
attendaient
le Père Noël.
Allait-il
arriver?
Les enfants
blottis dans
leur lit
bien au
chaud
rêvaient
de friandises,
de bonbons,
de gâteaux.
Maman
sous son
fichu,
et moi
sous mon
bonnet
et vous
prêts à
dormir
toute une
longue
nuit d'hiver.
Dehors,
tout à coup,
il se fit un
grand bruit!
Je sautais
de mon lit,
courais
à la fenêtre,
j'écartais
les volets,
j'ouvrais
grand
la croisée.
La lune
sous la neige
brillait
comme en
plein
jour.
Alors, parut
à
mon regard
émerveillé,
un minuscule
traîneau et
huit tout
petits
rennes
conduits par
un
bonhomme
si vif et si
léger
qu'en
un instant
je sus que
c'était le
Père Noël!
Plus rapides
que des
aigles,
ses coursiers
galopaient,
lui il les
appelait,
il sifflait,
il criait:
"Allez Fougueux, allez Danseur, Fringant et puis Renarde, En avant Comète! Cupidon en avant, Tonnerre, Éclair, allons, allons Au-dessus des porches, par delà les murs! Allez! Allez plus vite encore!" Comme des feuilles mortes poussées par le vent, passant les obstacles, traversant le ciel, les coursiers volaient au-dessus des toits, tirant le traîneau rempli de jouets
Et, en un clin d'oeil, j'entendis sur le toit le bruit de leurs sabots qui caracolaient. L'instant qui suivit le Père Noël d'un bond descendait par la cheminée.
Il portait une fourrure de la tête aux pieds, couverte de cendres et de suie, et, sur son dos, il avait une hotte pleine de jouets comme un colporteur avec ses paquets.
Ses yeux scintillaient de bonheur, ses joues étaient roses, son nez rouge cerise, on voyait son petit sourire à travers sa barbe blanche comme neige.
Un tuyau de pipe entre les dents, un voile de fumée autour de la tête, un large visage, un petit ventre tout rond qui remuait quand il riait; il était joufflu et rebondi comme un vieux lutin. Je n'ai pu m'empêcher de rire en le voyant et d'un simple clin d'oeil, d'un signe de la tête il me fit savoir que je ne rêvais pas: c'était lui!
Puis, sans dire un mot, il se mit à l'ouvrage et remplit les chaussettes. Il se retourna, se frotta le nez et d'un petit geste repartit par la cheminée.
Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes
Et dans l'air j'entendis avant qu'ils disparaissent:
"Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit"
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07.11.2007
dicton
Dans le noir toutes les couleurs s'accordent.
La maxime
Le prix de la liberté, c'est la vigilance éternelle.
Thomas JEFFERSON
Le proverbe
Le plus grand art est celui de vivre. (PROVERBE AMÉRICAIN
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17.10.2007
L'expression la chienne à Jacques...
Cette expression signifie habituellement que notre habillement, qui
plus
est, notre accoutrement laisse à désirer et n'est pas conforme aux
conventions sociales ou de modes imposées.
On dit souvent d'une personne
dont les vêtements sont non assortis qu'elle est habillée
comme la chienne à Jacques.
Mais qui est ce Jacques ? Et, que dire de sa chienne ? Il a
pourtant bel et bien existé.
Cette expression proviendrait du bas du fleuve où vivait un
certain Jacques Aubert au début du 19e siècle.
Jacques était un célibataire endurci et ne possédait pour
seule compagnie qu'une chienne qui avait une
maladie et avait perdu tout son poil.
Pour qu'elle survive l'hiver, Jacques Aubert la revêtait
de vieux chandails usés et inutilisables.
Conséquemment, ses voisins et connaissances voyaient passer
cette chienne vêtue de vieux vêtements.
Quand on voulait se moquer de quelqu'un qui était mal vêtu, on
disait de lui qu'il était habillé comme la chienne à Jacques.
Comme toute bonne expression, celle-ci a fait son petit
bonhomme de chemin en traversant la terre québécoise
pour se rendre chez-nous, en sol Ontarien.
Quelle tête ferait Jacques Aubert et sa chienne
aujourd'hui en sachant qu'ils font maintenant partie du
folklore canadien français.
Source: Société franco-ontarienne d'histoire et de généalogie
Fernand Germain
21:28 Publié dans citations | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

















