23.06.2009
Expressions imagées ( suite )
C'est une autre paire de manches

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On a recours à cette expression quand on veut dire qu'il s'agit là d'une toute autre affaire.
Au XVIe siècle, les femmes amoureuses pouvaient donner à un chevalier une des manches de leurs habits, car celles-ci n'étaient pas cousues définitivement. Ce geste symbolisait la fidélité. "Une autre paire de manche" aurait donc pu signifier que l'un ou l'autre avait été infidèle et avait commencé une nouvelle histoire d'amour, donc quelque chose de très différent.
A la même époque, on pouvait changer les manches de ses vêtements en fonction des activités que l'on allait exercer. Passer d'une paire de manches à une autre signifiait donc que l'on allait faire des choses tout à fait différentes. Cette expression est restée pour signifier que l'on passe d'un sujet ou d'une occupation à une autre qui n'ont aucun lien.
Rentrer bredouille

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Bredouille : voilà un drôle de mot. Quel peut bien en être l'origine ?
Du XIIe au XIXe siècle, le jeu de "trictrac" était très en vogue. Il se jouait à 2 personnes, chacune ayant 2 dés et 15 dames. Le but était de gagner 12 trous. Lorsqu'un joueur gagnait tous les trous sans même que son adversaire ait le temps de jeter ses dés, on disait qu'il "jouait bredouille". "Etre mis en bredouille" signifiait donc que l'on n'avait rien gagné du tout.
L'expression a ensuite pris le sens d'"être ivre", puis "ne pas avoir été invitée à danser" lors d'un bal pour les femmes.
Enfin, au XIXe siècle, elle s'est appliquée au domaine de la chasse et a pris le sens de "rentrer sans gibier". Aujourd'hui, elle sous-entend que l'on n'a pas obtenu ce que l'on cherchait.
Il me court sur le haricot

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Cette expression familière est née à la fin du XIXe siècle. Elle signifie que quelqu'un nous agace beaucoup. "Courir quelqu'un" signifiait déjà au XVIe siècle "l'importuner".
Quant au "haricot", il correspondait, en argot, à un "orteil". Qui plus est, on l'utilisait également sous la forme "haricoter" qui signifia tout d'abord "être mesquin", puis "importuner".
Se faire appeler Arthur

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"Il est plus de minuit et il n'est toujours pas rentré ! Je peux te dire qu'il va se faire appeler Arthur dès qu'il passera le pas de la porte !"
Cette expression, synonyme de "se voir faire des remontrances, se faire disputer", proviendrait de la Seconde Guerre mondiale. Elle ferait référence à l'occupation de la France pendant laquelle le couvre-feu avait été fixé à 20h. Le nom "Arthur" serait une déformation de l'allemand "acht uhr" (vingt heures) que les patrouilles ennemies criaient aux retardataires éventuels
Mettre les pieds dans le plat

© Danielle Bonardelle - Fotolia.com
Quand on met les pieds dans le plat, on aborde maladroitement un sujet sensible, sans s'en rendre compte.
Au XIXe siècle, un "plat" était une vaste étendue d'eaux basses. "Mettre les pieds dans le plat" est à rapprocher de "faire une gaffe" ou "gaffer", qui signifiait en provençal "patauger dans la boue". Le fond d'un plat, au sens défini précédemment, est souvent boueux et vient troubler la clarté de l'eau lorsqu'on y met les pieds. C'est à ce phénomène que se réfère l'expression, qui signifie qu'une personne aborde un sujet à éviter et qu'elle continue à en parler longuement, semant ainsi le malaise chez son auditoire. Le premier sens fut tout d'abord "agir sans aucune discrétion".
Boire à l'œil

© Darren Baker - Fotolia.com
Consommer à l'œil signifie consommer gratuitement. Au XIXe siècle déjà, on disait "avoir un repas à l'œil", pour signifier qu'on l'obtenait à crédit. Cette expression pourrait provenir de "ne payer que de sa personne", qui signifie que celui qui rendait un service ne le faisait sans aucune autre garantie que l'apparence de son client. Egalement, on disait en provençal : "compra à l'uéti" qui signifiait "acheter sans peser", donc acheter en estimant seulement le poids. Ensuite est apparue l'expression "faire un œil à quelqu'un" pour figurer qu'on lui faisait crédit. Par extension, "consommer à l'œil" aurait pris le sens de "gratuitement".
"Boire aux frais de la princesse" a le même sens. La consommation est payée par une personne riche, une entreprise ou une administration. On emploie cette expression depuis 1828.
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A suivre
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Commentaires
Bien tes expressions, mais il faut une loupe pour les lire
bisous
Ecrit par : Anne-Marie | 22.06.2009
C'est vrai, il faut de bons yeux, et ce n'est pas mon cas !!
Bonne soirée !
Ecrit par : patriarch | 22.06.2009
J'ai bien regardé les images...et les titres...mais pour le texte, rien à faire!!!!Dommage!!
Bises
hélène
Ecrit par : hélène | 22.06.2009
C'est vrai que c'est tres difficile de te lire remet les demains apré les avoir agrandies qu'on en profite bises
Ecrit par : fleurbleu | 22.06.2009
je suis venue lire la suite... des expressions !!!
Quelles belles recherches, un vrai roman feuilleton....
à demain pour la suite ? promis j'reviens !
bisou et bonne soirée
Ecrit par : Marylène | 22.06.2009
Coucou ...dans notre patois , on dit" aco ès en aoutré parèou dé mantcha" cela veut dire , par exemple : qu'on va avoir des difficultés à faire quelque chose
Amitiés et bises d'Alpin
Ecrit par : l'Alpin | 23.06.2009
Bonjour Bernadette
Je continue à apprendre. Je vais retenir Arthur l'allemand. Boire à l'oeil se comprend assez bien. Mais je n'aurai jamais trouvé la paire de manches et bredouille.
Le grillon
Ecrit par : christian | 28.06.2009
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