30.04.2008

animal symbolique

Symbolique du serpent

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En Inde et dans toutes les régions avoisinantes, depuis l’aube de la civilisation indienne, le serpent joue un rôle-clé, et fait l’objet d’une grande vénération et des cultes les plus divers ; et le bouddhisme comme le jaïnisme l’ont même adopté comme symbole.

Les adeptes de Vishnu attribuèrent aux serpents une auréole maléfique et les firent affronter Krishna, ou encore Garuda, l’oiseau-monture de Vishnu. Le frère lui-même de Krishna, Baladeva (ou Balarama) est censé être une incarnation de Ananta, le grand serpent sur lequel repose Vishnu. Et que ce soit sous la forme du cobra lové autour de Shiva ; d’Ananta ou de Shesha, le serpent originel ; de Kaliya, le serpent géant vaincu par Krishna; de la Kundalini du tantrisme ; ou des Naga, mi-serpent mi-humains vénérés avant même les Aryens ; le serpent joue un rôle primordial dans la mythologie indienne.

Mais il est intéressant de voir la place également importante qu’il occupe dans la symbolique.

 Cultes et festivités

Près de Madras, à Mahabalipuram, un lingam (symbole phallique de Shiva) de pierre mesurant 3 mètres est gardé depuis 13 siècles par un cobra à sept têtes. Dans les cultes populaires, le cobra tient une grande place et son effigie orne souvent les pierres appelées Gramadevata, ou divinités du village, placées sous les banyans. Ainsi, au début de la saison des pluies, dans le Rajasthan, au Bengale et au Tamil Nadu, on lui rend chaque année un culte particulier, en offrant du lait et de la nourriture aux serpents. Le Naga-panchami est le nom de cette fête célébrée le cinquième jour après la pleine lune ouvrant le mois de Shravan (juillet-août).

A Battis Shirale, dans le Maharashtra, cette fête prend même les proportions d’un grand festival, où personne ne craint les serpents censés être pacifiques ce jour-là (rappelons qu’une morsure de cobra attaque le système nerveux et paralyse le système respiratoire jusqu’à la mort).

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 Naga et cobras

D’après l’historien indianiste Louis Frédéric, les serpents sont dans la plupart des croyances locales des génies du sol, des esprits chtoniens (c’est-à-dire associés à la terre et au bas, contrairement aux esprits célestes) possédant la terre et ses trésors. Mais à l’encontre de toutes les autres catégories de serpents (sarpa), les cobras sont ceux qui animent le plus les mythologies indiennes, où ils sont divinisés et munis d’une véritable personnalité. Ainsi sont-ils très souvent associés au culte de Shiva, qui dans certaines de ses représentations en tient un enroulé sur l’un de ses bras gauches. Et dans ces représentations, les cobras ne sont autres que les naga, divinités chtoniennes au buste humain et au corps de serpent et considérées comme des esprits des eaux dans tous les folklores de l’Asie, notamment en Extrême-Orient où ils sont figurés par les dragons. En fait, dans l’iconographie traditionnelle indienne, les naga sont généralement représentés avec une tête humaine munie d’un capuchon de cobra. Ils peupleraient les patala, régions souterraines des enfers, gardant les trésors du sous-sol. En compagnie de leurs femelles, les nagini (particulièrement réputées pour leur grande beauté), ils s’adonneraient à la poésie. Car les naga passent pour être d’excellents poètes. Ils sont même considérés comme les princes de la poésie : censés avant tout être les maîtres des nombres, ils seraient donc, de ce fait, passés tout naturellement maîtres dans l’art de la métrique poétique. Et s’ils sont également les princes de l’arithmétique, c’est, comme le dit la légende, parce qu’ils sont au nombre de mille. Autrement dit, par leur fécondité extrême, les naga symbolisent la multitude indénombrable. Et comme la métrique c’est aussi et surtout la régulation du rythme, ils sont quelquefois mis en association avec le rythme des saisons et des cycles du temps.

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Le cobra, quant à lui, est un long serpent, ses dimensions variant de un mètre à un mètre cinquante

Et c’est par allusion à cette longueur considérable que les hindous l’ont rangé parmi les démons appelés mahonaga (grands serpents). Mais c’est le cobra royal (qui mesure jusqu’à 2 mètres) que l’on a choisi tout naturellement pour diriger la tribu.

Plusieurs noms lui ont été donnés en tant que roi des naga : Vâsuki, Muchalinda, Muchilinda, Muchalinga, Takshasa, Shesha, etc., auxquels de nombreux mythes sont attachés. Par exemple, dans la mythologie brahmanique, c’est sous le nom de Vâsuki que le roi des naga aurait été utilisé par les deva (les dieux) et les asura (les anti-dieux) comme corde pour faire tourner le Mont Meru sur son axe, afin de faire baratter la mer de lait et en extraire le nectar de l’immortalité, l’amrita. Autre exemple, une légende bouddhique veut que le roi Muchilinda ait protégé de la pluie et des inondations le Bouddha, alors en profonde méditation, en lui faisant un haut siège de ses anneaux repliés et en formant un abri de son capuchon à sept têtes de cobras.

 Shesha

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Mais le nom qui revient le plus fréquemment est celui de Shesha. Figuré quelquefois comme un être à sept têtes de serpent, celui-ci est représenté le plus souvent comme un serpent à mille têtes. Et c’est pourquoi le terme de Sheshashirsha (tête de Shesha) signifie bien souvent mille en tant que mot-symbole numérique. Selon sa propre étymologie, Shesha, c’est le vestige, celui qui reste (à la suite de la destruction de l’univers). On l’appelle d’ailleurs Adi Shesha (de Adi, commencement). Car Shesha, c’est aussi et surtout le serpent originel, né de l’union de Kashyapa et Kadru (l’immortalité). Et comme il avait épousé Anantashirsha (la tête d’Ananta), c’est-à-dire le «commencement de l’éternité», Shesha, selon les cosmologies et mythologies indiennes, est donc ainsi devenu à la fois le fils de l’immortalité, le vestige des univers détruits et le germe de toutes les créations futures.

 Ananta

Le roi des naga représente ainsi la nature primordiale, la durée sans limite de l’éternité et l’immensité sans bornes de l’infini. Shesha n’est donc autre qu’Ananta : cet immense serpent flottant sur les eaux primordiales du chaos originel et de l’«océan d’inconscience», et sur les anneaux duquel Vishnu, couché, se repose entre deux créations du monde ; c’est là que ce dernier donne naissance à Brahma qui surgit de son nombril

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Mais Ananta, c’est aussi le grand prince des ténèbres. Chaque fois qu’il ouvre sa gueule, un tremblement de terre se produit. Et c’est bien lui qui, à la fin de chaque kalpa (cycle cosmique de 4 320 000 000 d’années), provoque, en crachant, le feu destructeur de toute création de l’univers. Or, Ananta, c’est également Ahirbudhnya (ou Ahi Budhnya), le fameux serpent des profondeurs de l’océan qui, selon la mythologie védique, serait né des eaux sombres. En plus de génie du sol et d’esprit chtonien possédant la terre et ses trésors, le serpent apparaît donc ainsi comme un esprit des eaux (aptya) vivant dans les mondes inférieurs (patala).

A leur manière, certains mythes indiquent clairement cette ambivalence de la nature du reptile, comme la légende qui rapporte l’histoire de Kaliya, le roi des naga de la rivière Yamuna ; c’est un serpent à quatre têtes aux proportions monstrueuses, qui, vaincu par Krishna, alors âgé de cinq ans seulement, était allé se réfugier dans les profondeurs de l’océan.

Dans ce mythe, il faut noter cette allusion aux quatre têtes du roi des naga, alors que celui-ci, sous le nom de Muchalinda, est souvent muni de sept capuchons de cobra (concept exporté et fermement institué au Cambodge), lorsqu’il ne s’agit pas des mille têtes d’Ananta.

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29.04.2008

animal symbolique

Symbolique du sanglier

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Le sanglier est pour les Celtes un animal sacré. Il est possible qu'il représente d'abord l'intelligence et la ruse, il est donc associé au savoir ; mais il est également lié à l'autre monde, le Sidh. Il est donc naturellement l'animal emblématique de la classe sacerdotale, les druides dont le mot signifie : « les très savants » et qui ont la charge de la relation avec l'autre monde, le sacré et les dieux. Il semble que certains se faisaient appeler "sanglier", en gaulois "torcos", où l'on reconnaît la racine du mot "torque" qui désigne le collier que portent les dieux ou les dignitaires divinisés. On peut y voir un rapport avec le culte de la tête des Celtes. D'ailleurs, la tête du sanglier, cas rare pour les animaux, porte un nom spécifique : la hure (qui pourrait avoir la même racine que aurochs). Elle est représentée sur les boucliers, sur les pommeaux d'épées et elle forme très fréquemment le pavillon des carnyx, ces trompes de guerre destinées peut-être à impressionner l'ennemi et à donner du courage aux combattants par leurs « cris » horribles mais qui ont très certainement une fonction symbolique, rituelle, voire magique, au moins à l'origine.

On a retrouvé en 2004 cinq carnyx près de Tulle en Limousin. Quatre sont des hures de sanglier, la gueule grande ouverte. La cinquième est un serpent. Les sangliers sont représentés notamment sur le chaudron de Gundestrup, découvert au Danemark, et qui est l'un des plus précieux objet du monde celtique pour son langage symbolique. Les écossais possédaient des carnyx, et il n'est pas improbable que les cornemuses les aient remplacées. Elles accompagnent elles aussi les soldats au combat.

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La force du sanglier, un symbole hérité des chasseurs paléolithiques ?

 

Le symbole du sanglier semble commun au monde indo-européen, avec des caractéristiques similaires qui désignent le monde sauvage, la force brute. Il est présent dans les mythes grecs. C'est un sanglier, une bête horrible, qu'envoie Aphrodite pour détruire le royaume de Calydon, tuant le bétail et terrifiant les habitants. De même, c'est un sanglier qu'Aries, jaloux, envoie pour tuer Adonis, l'amant d'Aphrodite.

Mais il est également présent en Inde où il est l'un des avatâra de Vishnu aux côtés de Rama et de Krishna et a sauvé la Terre enfouie au fond de l'Océan par un démon ( le Déluge ?). Il est aussi, sous l'intitulé « Puissance du sanglier » l'une des sept-Mères, l'une des sept voyelles qui forment la base du langage et de la connaissance.

Pourquoi un tel « culte » ? Ne peut-on voir dans cet animal l'un des derniers « sauvages » à l'époque néolithique ? Des trois principales espèces qui assurent à l'homme « nouveau » (néolithique) sa subsistance, le cochon est le dernier à avoir été domestiqué. Le cochon est issu du sanglier mais a subi des changements importants et perdu 2 chromosomes. Le caractère vindicatif du sanglier sauvage est connu et il reste encore aujourd’hui considéré comme dangereux. En outre, il fait mauvais ménage avec les cultures et devait déjà ennuyer les agriculteurs néolithiques.

Pourtant, le sauvage ne pouvait être totalement éliminé. Peut-être pour des raisons religieuses qui nous relient aux temps anciens ? On sait que les hommes ont introduit des animaux sauvages dans certaines îles de Méditerranée, le cerf notamment, et qu’ils les ont chassés. Pourtant ils étaient venus avec les chèvres et les moutons, depuis longtemps domestiqués. Était-ce pour perpétuer un ancien rituel lié à la chasse ?

Certains préhistoriens, à la lumière du chamanisme, pensent aujourd’hui le rapport à l’animal autrement (Jean Clottes, Jean Guilaine). On pourrait considérer le sanglier des Celtes comme un animal totémique, un totem : il apparaît comme emblème et se voit investi d’un pouvoir magique (voir magie).

La chasse pouvait bien avoir un caractère rituel dans les sociétés paléolithiques de chasseurs-cueilleurs. En particulier la chasse aux grands animaux sans doute vénérés, peut-être totems, en tout cas certainement craints. On ne trouve pas de représentations paléolithiques de végétaux ou de petits animaux. Par contre, bisons, aurochs, mammouths, félins… se trouvent peints ou gravés sur les parois des grottes. Et si la chasse, comme le pense Catherine Claude [2], était un rituel de transgression de l’interdit de tuer ces grands animaux totémiques, interdit qui s’est transmis jusque dans le « tu ne tueras point » chrétien ?

La chasse au sanglier, chez les Celtes, semble perpétuer ce rituel. Une forme de chasse au sanglier, pratiquée à cheval et avec des lances, s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui en Inde. Peut-on se risquer à faire le parallèle ? Et alors la culture des peuples indo-européens aurait-elle gardé ce fond commun de croyances des chasseurs paléolithiques dans leur rapport avec le sauvage et l'animal dangereux ?

En Espagnol, sanglier se dit « jabali » et on y retrouve la même racine que le mot « javelot », l'arme de jet utilisée pour le chasser, peut-être depuis la préhistoire...

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Le cochon magique

Déjà au Néolithique, ce qui est resté jusqu’à nous le « trophée » de cette chasse, la dent du sanglier, est investie d’un pouvoir magique, qui paraît en rapport avec la résurrection. On a trouvé des squelettes néolithiques des deux sexes inhumés avec comme seule parure un bracelet fait de deux défenses de sanglier à leur poignet (Lingolsheim, Alsace, France).

On a aussi retrouvé des défenses de sangliers, associées à des restes humains, près du baptistère de Limoges [3], daté des environs du IIIe siècle après J.-C. Ce « culte » du sanglier perdurait donc dans les rites de la chrétienté naissante, de façon officielle ou officieuse… en tout cas on continuait sans doute à lui attribuer un pouvoir magique en rapport avec l’au-delà.

On trouve encore aujourd’hui des pattes de sangliers clouées sur les portes des granges du Limousin ou de l’Auvergne. Sans doute possèdent-elles, comme la dent un pouvoir magique protecteur, pour le bétail ou pour la nourriture.

Dans la mythologie celte, le cochon magique est comme le chaudron un instrument de résurrection que possède le puissant Dagda (Teutates en Gaule),le dieu patron des druides qui règne sur la vie et la mort. On peut se nourrir au chaudron sans jamais qu’il ne tarisse et les morts, jetés dedans, retrouvent une nouvelle vie. De même le cochon peut être mangé un jour et redevenir intact le lendemain et mangeable à nouveau.

Il est facile d'établir un parallèle avec le taureau dont le mythe est sans doute premier et qui a perduré dans les religions orientales (culte de Mithra...). Le taureau indo-européen est en effet à la fois la puissance destructrice et la source de la vie et de l’éternité. Le symbolisme de la corne d'abondance qui lui est lié se retrouve sans doute dans le croissant lunaire de l’Islam lui-même qui n’est autre qu’une corne ou plutôt une paire de cornes. Le croissant, alors qu’il peut se refermer, comme la mort sur l’homme [4], ouvre une porte sur l’éternité. Le bracelet des deux dents de sanglier, au poignet des défunts néolithiques, est leur passeport pour l’éternité, la forme de la dent est celle du croissant et les deux dents associées forment un cercle, comme le cycle de la vie.

Le sanglier est lui aussi associé autant à la force et à la guerre qu’à l’abondance, la nourriture et la santé. Le dieu Mars romain semble avoir repris cette même dualité. Il est en effet à la fois le dieu de la guerre et le dieu de l'abondance, des récoltes et des troupeaux.
Est-ce la même dualité que celle de la foudre qui est capable de tuer mais qui a donné le feu aux hommes ? La mythologie attachée à la foudre semble bien le confirmer (chez les Germains avec Thor, mais aussi chez les Grecs avec Zeus qui punit Prométhée pour sa trahison).

On pourrait voir dans le sanglier une conjonction des opposés renforçant la puissance du symbole fort de cette double valeur antagoniste. La question de la couleur joue peut-être un rôle. Le sanglier, naturellement noir, est blanc lorsqu'il est le sanglier mythique que poursuit le roi Arthur. Néanmoins, il est possible que cette vision soit faussée : on pense que la guerre possédait un caractère religieux profond chez les Celtes et leur rapport à la mort était certainement bien différent du nôtre aujourd'hui, du moins dans nos sociétés fortement désacralisées.

L'importance des symboles cycliques, le triskell représentant la course diurne du soleil, ou les cornes du Dieu Cerf Cernunnos pour la succession des saisons, laissent penser que la mort devait être entièrement acceptée comme faisant partie elle aussi du cycle de la vie. C'est peut-être pourquoi, sous l'emblème du sanglier, les guerriers celtes étaient décrits si impavides face à la mort.

 Le Sanglier emblème de la caste sacerdotale 

 

 

Tous les aspects de la symbolique traditionnelle du sanglier sont exposés dans un article de René Guénon, intitulé Le Sanglier et l'Ourse repris dans les Symboles fondamentaux de la Science Sacrée. Il symbolise la caste sacerdotale par opposition à l'Ours qui lui est l'emblème de la caste guerrière. L'Ours se trouve donc dans une relation de subordination (féminine) par rapport au Sanglier tandis que ce dernier est nécessairement masculin. Excepté lorsque par suite d'une inversion des rapports normaux des deux castes supérieures (révolte des Kshatriyas - guerriers en sanskrit) on assiste à un véritable renversement. C'est ainsi que l'on a pu voir apparaître l'institution d'une forme féminine de sacerdoce (druidesse) en liaison avec le culte d'une Grande Déesse.

 

28.04.2008

animal symbolique

Serpent dans l'Égypte antique

 

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Dans l'Antiquité, l'Égypte était peuplée d'une quarantaine d'espèces de serpents, dont trente-quatre subsistent encore sur son territoire. Elles appartiennent à six familles, mais seuls les représentants de celle des elapidae, comprenant les cobras, et de celle des boidae, avec le redoutable python de Séba, étaient sacrés.

L'uræus est en général identifiée au cobra égyptien (naja haje), mais il faudrait plutôt l'assimiler au naja nigricollis, au naja mossambica et au naja pallida. En effet, ces trois ont la faculté non seulement d'inoculer, mais aussi de cracher leur venin, ainsi que le rapportent les anciens textes concernant l'uræus.

Beaucoup plus toxiques que les cobras sont les petites vipères d'Égypte qui vivent à la frange du désert, dans les grottes et les tombes (les archéologues en savent quelque chose). La plus célèbre est la vipère cornue, cerastes cerastes qui a prêté sa silhouette caractéristique à l'unilitère f, dentale sifflante comme son modèle ! Ses proches parents sont cerastes vipera et le terrible echis carinatus au venin foudroyant.

Symbolique

 

Les serpents, qui appartiennent à une des plus vieilles espèces encore vivantes, occupaient une place éminente dans la pensée religieuse des anciens Égyptiens.

 L'animal terrifiant

 

Pour les anciens Égyptiens, les serpents étaient les animaux les plus terrifiants qui soit. Leur apparence unique (corps filiforme dépourvu de membres), leur discrétion (en plus d'un mimétisme avec leur milieu les vipères peuvent rester cachées des heures dans le sable), leur attaque foudroyante, leur venin mortel duquel même les dieux n'étaient pas protégés ( mordu par un serpent et sauvé par Isis ou encore Geb victime du venin craché par l'Uræus) et leur capacité à disparaître par la moindre anfractuosité, en font des tueurs redoutés.

Tous les petits ophidiens, dangereux ou inoffensifs colubridés (couleuvres et autres), étaient indistinctement considérés comme des « démons » malfaisants et leur image hiéroglyphique, depuis les Textes des Pyramides, est souvent percée de couteaux symboliques afin de les neutraliser.

Il n'est pas étonnant que le mal suprême, le monstre qui essaye d'avaler le monde chaque nuit, n'est autre qu'un serpent, Apophis.

Pour protéger les défunts contre ces démons, des formules magiques – qui trouvent leurs apogées au Nouvel Empire – étaient inscrites sur les parois de l'entrée des tombeaux.

L'éternité

 

La mue des serpents était un événement fascinant aux yeux des anciens Égyptiens. En effet, lors de sa croissance, le serpent à l'étroit dans ses écailles qui ne grandissent pas, doit quitter sa couche externe à plusieurs reprises. Les Égyptiens, voyant un serpent affaibli (l'activité des serpents se réduit considérablement avant la mue) quitter sa vieille peau pour « renaître » à la jeunesse (après la mue, les écailles sont luisantes), ne pouvaient que l'assimiler aux symboles de renouveau, de renaissance (d'où l'importance de ces reptiles dans les textes funéraires).

 Serpent dans la mythologie

 

Le cobra était principalement consacré à des déesses (d'ailleurs, son nom est du féminin en ancien égyptien), à savoir :

  • Ouadjet, « la Verte », tutélaire de la couronne rouge de Basse-Égypte ;
  • l'Uraeus, incarnation de l'œil de Rê, protectrice des dieux et du roi, celle qui se dresse pour leur défense ;
  • Oupset, « la Brûlante », déesse flamme vénérée à Philae, forme particulière de Tefnout ;
  • Renenoutet, serpent nourricier, déesse des moissons ;
  • Meretseger, « Celle qui aime le silence », maîtresse de la nécropole thébaine.

Certains dieux pouvaient aussi prendre l'aspect d'un serpent autre que celui du cobra :

  • Atoum, également anguille ;
  • Nehebkaou, le « Maître des Kaou », le serpent mythique et nourricier des morts, dieu chtonien, parfois figuré avec deux têtes de serpents ;
  • Chaï, dieu du destin.

Le mode de vie des serpents, grouillant dans l'eau ou se glissant dans des grottes terrestres, ondulant sur le sable et le cailloutis désertique, correspond à l'idée que les Anciens se faisaient de l'existence des êtres primordiaux. Aussi, les femelles des quatre couples préexistants d'Hermopolis sont-elles des serpents.

Apophis, enfin, énorme serpent divin, incarnant les forces primitives et chaotiques, est à identifier au gigantesque python de Séba, qui peut atteindre une longueur de 6 mètres et qui est capable d'attaquer et d'ingurgiter un être humain. Il a disparu d'Égypte, mais peuple encore l'Afrique au sud du Sahara.

 Divinités serpents

27.04.2008

animal symbolique

Renard

 

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Un renard est un canidé du genre Vulpes, proche du loup. Mais, par similitude physique, le terme est aussi employé pour désigner des canidés appartenant à d'autres genres, comme Cerdocyon, Otocyon, Pseudalopex et Urocyon. L'appellation renard est donc non normalisée. Les points communs des différents genres de canidés usuellement rassemblés sous le nom renard sont :

  • un museau allongé,
  • des oreilles dressées,
  • une petite taille (60 à 75 cm pour le corps, et 35 à 50 cm pour la queue),
  • un poids d'environ 6 kg.

Les renards vivent généralement 2-3 ans, mais leur espérance de vie peut aller jusqu'à 10 ans et même plus, lorsqu'ils sont en captivité.

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Le renard commun ou renard roux

C'est l'espèce des Vulpes vulpes, la plus répandue en Eurasie, en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Australie. Son pelage est en général roux. Il habite principalement dans des terriers creusés par le blaireau. Il creuse également très bien ses terriers qui sont beaucoup plus gros que ceux des lapins et plus petits que ceux des blaireaux. Il se nourrit surtout de campagnols, de lapins, de poissons et de fruits en été mais aussi d'oeufs, d'insectes et de charognes.

Une fois par an, au mois de mars, la renarde donne naissance à une portée de 3 à 5 petits, parfois plus suivant la population présente et la quantité de nourriture disponible. Ils ouvrent les yeux vers deux semaines et sont adultes vers trois mois. Les renardeaux restent environ six mois avec leurs parents. Les renardeaux ont comme prédateurs occasionnels l'aigle royal, le hibou grand-duc, le vautour et le lynx.

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Le renard polaire ou renard isatis (Vulpes lagopus),

 est un petit renard natif des régions arctiques de l'hémisphère nord, qui comprend au moins 4 sous-espèces, et qui a fait l'objet d'élevages pour sa fourrure durant l'entre-deux-guerres.

Le renard polaire (Vulpes lagopus) vit dans des milieux où les températures sont très basses en hiver. Il peut résister à des températures de -70°C. Sa faible taille et sa fourrure lui permettent de limiter la déperdition de chaleur. Sous chaque patte, il a une touffe de poils qui lui permet de s'isoler contre le froid. Sa fourrure blanche en hiver lui permet de mieux se confondre avec la neige, améliorant ainsi son camouflage. En été, son pelage est brun.

 Le renard japonais

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 Le renard des sables

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Sous ce terme sont regroupés le renard tibétain (du genre Vulpes), et le rena

rd des sables du Sahara ou fennec (Vulpes zerda).

 Mythes et folklores liés au renard

 

Europe

Dans l'imaginaire européen, le renard est associé à la flatterie, au mensonge, à la malice et à la ruse.

Chez les peuples du nord de l'Europe, le renard est l'un des animaux emblématiques de Loki, dieu scandinave du feu et de la malveillance. Par ailleurs, Renarde semblerait recouvrir une Dise Matrone du Rhin.

Selon certaines sources, il aurait guidé Orphée dans sa descente aux Enfers. Le renard est aussi le symbole des habitants de la ville grecque de Messène. (voir Créontadiès)

En Europe les renards apparaissent dans plusieurs récits (mélangeant faits réels et fiction) où ils sont souvent persécutés. Au Moyen Âge, il est souvent dépeint en tant que membre du clergé, courtisant ses assistances, des moutons, qu'il peut à loisir croquer.

Parmi les textes célèbres mettant en jeu le renard, on peut citer :

    • Le Renard et la Cigogne, montre un renard penaud de s'être retrouvé piégé par la cigogne qu'il avait trompé.
  • Dans Pinocchio de Carlo Collodi, un renard qui feint d'être boiteux et un chat qui prétend être aveugle parviennent toujours à détourner le héros principal du droit chemin.
  • Une chanson enfantine allemande s'intitule Fuchs, du hast die Gans gestohlen. (littéralement : Renard, tu as volé l'oie) Personne ne sait qui a écrit les paroles de cette chanson enfantine, ni quand la mélodie en a été composée. [1]

Amérique

  • Son nom espagnol « zorro » est aussi celui d'un célèbre justicier masqué que l'on voit dans certains films.
Japon

Dans le folklore japonais, les kitsune (renards) sont rusés, jouent des tours et sont doués de pouvoirs magiques. N'importe quel kitsune est censé devenir capable de changer de forme quand il atteint un âge avancé (souvent une centaine d'années), et ses pouvoirs ne cessent de croître avec le temps : parallèlement, de nouvelles queues lui poussent.

Article détaillé : Kitsune.

Dans les autres mythologies

De nombreux peuples ont remarqué les mœurs rusées du renard et les traduisent de manières différentes dans leurs récits mythologiques.

Dans de nombreux pays d'Orient (Chine, Iran, Japon, Mongolie...), c'est un personnage double : dans les folklores chinois et japonais, La Renarde est une horrible sorcière qui se déguise, le jour, en une superbe jeune fille ; elle invite ensuite les gens à venir festoyer dans sa maison, où le soir venu, elle leur fait subir mille vilenies avant de les abandonner sur un terrain vague.

Rapports entre le renard et l'homme [modifier]

Il semble que des populations de renards "urbains" soient plus fréquentes depuis quelques décennies, peut-être en raison d'un habitat qui leur est devenu plus favorable par rapport aux campagnes agricoles intensives. A Londres, le London Ecology Unit a accompagné un programme de protection du Renard. Une étude récente a montré qu'à Nantes ils étaient presque toujours cantonnés aux espaces verts plutôt qu'aux jardins et que leur nourriture (étude du contenu des crottes) variait selon les lieux qu'ils fréquentent, mais peu anthropisée.[2]

Domestication [modifier]

L'adoption de renards et fennecs comme animaux de compagnie semble avoir existé de longue date et ponctuellement, mais elle est déconseillée dans la plupart des pays, hors élevage, eu égard à la mauvaise réputation sanitaire de l'animal sauvage qui était vecteur de la rage (avant les campagnes de vaccination), et est fréquemment parasité par des tiques ou des puces et véhicule des parasites qu'il peut transmettre à l'homme, notamment par ses excréments (parasites tels que l'échinococcose qui est également véhiculé par les chiens et parfois par les chats). Les marques odorantes du renard ont aussi été un frein à une grande proximité avec l'Homme.

Chasse au renard [modifier]

Les renards ne présentent aucun risque pour la population : ils n’agressent pas l’homme et rarement les animaux domestiques (volaille si elles ne sont pas enfermées et de chats domestiques) et la rage vulpine a été éradiquée officiellement en France depuis les années 1998, grâce a une distribution massive d'appâts vaccinaux. La vaccination est d'ailleurs le seul procédé efficace d'éradication de la rage et le seul responsable de la disparition totale de la pathologie en France et en Belgique. Il n'y a donc plus de raison de pourchasser le renard en tant que vecteur potentiel de la rage. N'oubliez pas l'échinococcose alveolaire qui est responsable de la mort de 59 personnes en France ces dernieres annees et de la contamination de plus de 400 personnes.[réf. nécessaire] Les renards peuvent cependant représenter une nuisance, notamment pour les propriétaires de poulaillers. Ils peuvent aussi localement fouiller les poubelles à la recherche de nourriture. Cependant, on ne peut leur imputer tous les cas de pillage de poulaillers ou d’éventration de poubelles.

La chasse au Renard permet également de limiter l'impact du prédateur sur les populations de petits mammifères déjà amoindries par l'influence de l'homme dans certaines zones.

Chiens et chats errants, rats, fouines et corvidés sont autant responsables que le renard du pillage des poulaillers ou de l'éventration des poubelles. Pour éviter de telles nuisances, il est possible d'aménager les poulaillers de manière à limiter les possibilités d'accès par les animaux prédateurs. Structures en dur, grillage suffisamment haut, couvrant et partiellement enterré suffisent bien souvent à éviter toute attaque.

Concernant les poubelles éventrées, la part qui incombe au renard est difficile à déterminer. Le renard est attiré par la nourriture. Par conséquent, moins on laisse traîner de nourriture à l'extérieur, moins on risque d'être ennuyés par les renards. Il est ainsi recommandé par exemple de ne pas laisser de nourriture pour le chien ou le chat dans le jardin.

La chasse au renard en France est réglementée (consulter les panneaux préfectoraux et les fédérations de chasse locales). Elle peut se pratiquer au fusil (nécessite un permis de chasse), au piège (mais nécessite un permis de piégage)ou à courre (équipage de venerie). L'emploi d'appâts empoisonné est strictement interdit. Un vaccin oral contraceptif en direction des renards femelle est à l'étude.

 

26.04.2008

animal symbolique

Lion (symbolique)

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Le lion est un animal récurrent en symbolique, qui se retrouve par conséquent en héraldique et en peinture dans la civilisation occidentale.

Il évoque la majesté, la monarchie, la force, la suprématie. Dans plusieurs cultures, le lion apparaît comme le roi des animaux.

 

Civilisations antiques

Dans les civilisations moyen-orientales, le lion garde le temple, certaines le représentent combattant l'homme ou s'entre combattant (sumérienne...).

Tradition israélite

 

Le lion est le symbole de la tribu de Juda, dont sont issus les rois de Juda et les rois d'Israël de lignée davidique. Selon la tradition juive, le messie doit descendre de la famille de David.

Le lion est également le symbole de la force dans l'énigme posée par Samson aux Philistins.

Le symbole du lion est également présent dans la prophétie de Ézéchiel appelée "Les quatre Vivants".

 

Tradition chrétienne

 

Le lion est un animal qui est polysémique ; il a plusieurs valences, plusieurs sens.

Tantôt il est le substitut positif. C'est le cas du lion de saint Marc, qui fait référence à la caractéristique particulière de l'évangile de saint Marc, qui fait lui allusion à la Résurrection, selon cette fameuse légende provenant des Physiologos et Bestiaires où le lion souffle dans les naseaux des trois lionceaux morts-nés qui ressuscitent trois jours après leurs morts ; donc cette légende est en parfait accord avec la traduction de l'évangile de Marc[réf. nécessaire].

Tantôt le lion a une connotation négative et il est associé au démon. On fait référence à ce passage où l'on parle de Satan qui déambule tel un lion cherchant une proie à dévorer (1 P 5,8).

Dans le psaume 21 de la Vulgate, 22 salva me ex ore leonis et a cornibus unicornium humilitatem meam : « Sauve-moi de la bouche des lions et de la corne de la licorne qui m'humilie ».

À l'époque romaine, pendant les persécutions, les chrétiens sont jetés aux lions, ce qui a changé le sens de ce sujet.

Au Moyen-Âge cependant, le Lion garde une valeur positive, comme l'atteste par exemple le surnom de Richard « cœur de Lion ».

 

 Le Symbole du Lion dans l'Art

 

Le lion est une image fréquente en héraldique, représentant traditionnellement la bravoure, la droiture et la force. Voir les articles : Lion (héraldique) et armorial au lion.

Le Lion de Judée est l'emblème de Jérusalem.

 

 En littérature

 

Dans la fable de Jean de La Fontaine Le lion et le rat, reprise des fables d'Esope, l'image du lion est utilisée pour contraster avec celle du rat (petit, faible mais patient).

Dans la saga Le Monde de Narnia,de C.S. Lewis, le lion Aslan est le Seigneur du royaume, qui a parfois été considéré comme une figure christique[1]

En sculpture [modifier]

Les lions ont été largement utilisés en sculpture et statuaire pour donner un sens de majesté, spécialement dans des édifices publics :

25.04.2008

Animal symbolique

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Apophis est un dieu de la mythologie égyptienne.

 

Dieu des forces mauvaises et de la nuit, personnification du chaos, du mal cherchant à anéantir la création divine. Son nom Aapep ou Aapef (en égyptien) signifiait "géant" ou "serpent géant". Il est représenté justement sous la forme d'un serpent gigantesque qui s'attaque quotidiennement à la barque de voguant sur le Noun, afin de mettre fin au processus de la création, mais il est chaque fois vaincu. Chaque lever du soleil marquait ainsi la victoire de sur Apophis.

était aidé pour repousser Apophis par d'autres divinités : Seth était désigné par pour défendre la barque divine à l'aide d'un harpon, Isis, à l'avant de la barque solaire, utilisait ses pouvoirs pour priver Apophis de ses sens dans le but de le désorienter, ce qui permettait au chat de , personnification de la déesse Bastet, de décapiter le serpent. Dans des rites destinés à repousser Apophis et les autres puissances nuisibles, des petites figurines sur lesquelles était gravé le nom d'Apophis étaient jetées au feu. On trouve fréquemment des images d'Apophis ligoté et transpercé de flèches.

Il est possible que ce soit l'explication qu'ont trouvé les Égyptiens de l'Antiquité pour expliquer les phénomènes d'éclipse de soleil qui représentaient autant de combats momentanément perdus par le dieu .